La DGSE investit dans 6000m2 d’informatique hi-tech

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datacenterAu boulevard Mortier, siège de la DGSE, l’année d’investissement et de rénovation 2007 va s’achever sur un point très positif pour le renseignement extérieur français. L’un des derniers chantiers d’informatisation du site parisien des services secrets français entre dans sa phase finale. En effet, c’est à quelques vingt-cinq mètres sous terre et sur trois niveaux que vont être installés des baies (armoires) informatiques permettant d’exploiter plusieurs phases du renseignement pour ainsi faire face au défi permanent que sont les nouvelles technologies.


Ce ne sont pas moins de 2000 mètres carrés par niveau – des salles blanches entièrement blindées – dont rien ne filtre vers l’extérieur, une cage de Faraday d’où rien ne sort, surtout ondes magnétiques et autres perturbations. L’accès ultra sécurisé de ces niveaux ne sera autorisé qu’aux ingénieurs dûment qualifiés et habilités ‘secret défense’. Actuellement vides, ces salles vont accueillir des machines qui sont appelées à devenir le cerveau hébergeant les solutions logicielles multilingues et de traitement de la DGSE. « Nous allons pouvoir travailler plus efficacement sur le recueil d’informations provenant de toutes sources, avec une présentation graphique, un système d’alerte et d’analyse de la tonalité du discours ../.. il s’agit aussi de l’utiliser pour la surveillance, la découverte et le partage d’informations, la gestion de collaborations et de connaissances sur Intranet. » précise un ingénieur du siège.

Longtemps à la traîne, les services secrets français ont su, sous l’impulsion du ministre d’alors, Michèle Alliot-Marie, se structurer efficacement pour mettre le pas sur le chemin de l’informatique appliquée à l’analyse, au stockage et à la distribution de l’information. Ces ordinateurs, utilisés en phase (en clusters, autrement dit en grappe) peuvent permettre ce qui était encore inimaginable quelques années en arrière : La recherche en langage naturel d’informations structurées ou non dans le système d’information, mais aussi l’extraction, la structuration des informations, le tout appliqué à la veille et la gestion.

Deuxième défi : Internet. Ce super-cœur multitâches permettra à plus grande échelle de puissance la surveillance de l’évolution de contenus de pages électroniques et de sites Internet, l’archivage de contenus disparus, ainsi que les alertes sur des nouvelles informations apparues : « parfois, nous avons pu observer qu’une information qui avait été imprimée et classifiée n’apparaissait plus sur la toile mondiale, c’est une façon de marquer indélébilement et numériquement l’information pour mieux la retrouver, et ce, en un temps record. » explique notre ingénieur. Cette technologie pourra aussi créer une base de données sur les forums, effectuer recherches, analyses et autres indexations de contenus images et vidéos.

La DGSE travaille depuis quelques années déjà à un embryon de moteur de recherche et d’indexation (lexical, sémantique, mathématique et statistique) pour une veille qui interprète et reformule de manière pertinente les requêtes multilingues et qui apprend à connaître les besoins de l’utilisateur final.
Enfin ce système permettra l’indexation automatique pour la collecte, le traitement et la diffusion de l’information à des fréquences et sous des formes variées (papier, courriels). « Nous exploitons déjà à petite échelle l’acquisition d’informations, l’indexation, la classification et les résumés pour la constitution aisée de dossiers thématiques. Le but est d’accroître la collaboration sécurisée par courriel pour les analystes, afin d’obtenir un rendement optimum et une compression du cycle du renseignement. » rajoute notre guide au siège de la DGSE.

Mais pour les espions français, l’avenir c’est déjà demain : ils attendent la finalisation des test concernant les outils de simulation et d’aide à la décision de modélisation et de simulation stratégique. Autre cas sensible qui n’est pas évoqué, le budget attribué majoritairement aux besoins en cryptologie. Nos ‘casseurs de codes’ restent les employés les plus secrets de France.

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1 Comment on "La DGSE investit dans 6000m2 d’informatique hi-tech"

  1. il etait temps……..

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