Le Terrorisme Nucléaire, prochaine étape ?

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Entre chantage, réalités et proliférations incontrôlées, la menace du terrorisme nucléaire se profile à l’horizon depuis la chute du mur de Berlin et la guerre contre le terrorisme islamique. Pour certains experts il ne s’agit pas de crier aux loups, mais bel et bien d’une situation d’urgence. Une étude à paraître du Centre International de Recherches et d’Etudes sur le Terrorisme & l’Aide aux Victimes du Terrorisme analyse le problème de la prolifération incontrôlée et retrouve la trace des valises nucléaires russes.

Un compte à rebours

En ce jour de 21 mars 2004, une information de premier ordre tombe les filets de veille de la rédaction : une dépêche du fil d’information de l’ Associated Press en Australie vient confirmer une enquête commencée depuis plus de quatre ans : Le journaliste pakistanais Hamid Mir , biographe de l’égyptien Ayman al-Zawahiri , numéro 2 d’ al-Quaïda , affirme que celui-ci a acheté au marché noir d’Asie centrale, des valises nucléaires en parfait état de fonctionnement. C’est la deuxième affirmation officielle de ce type, mais cette fois-ci la menace est claire et précise, comme si le numéro 2 de l’internationale terroriste voulait faire passer un message : « Monsieur Mir, si vous avez 30 millions de dollars, vous allez au marché noir, en Asie centrale, vous contactez n’importe quel scientifique soviétique contrarié ; et dans ce cas, beaucoup de valises nucléaires seront disponibles ».

Les services de renseignements américains ont été longtemps convaincus qu’ al-Qaïda était en possession de tels engins, sans jamais avoir réussi à le prouver. Les propos d’ al-Zawahiri contredisent ceux qui rétorquent qu’al-Qaïda n’a pas les capacités pour les maintenir en état de fonctionnement et les mettre en oeuvre. Il ajoute « Ils nous ont contacté, nous avons envoyé des membres à Moscou, Tashkent, et dans d’autres Etats d’Asie Centrale et ils ont négocié et nous avons acheté quelques valises nucléaires » ; les jours passent et des spécialistes commencent à corroborer les déclarations d’ Ayman al-Zawahri concernant les valises nucléaires « Zawahri est quelqu’un de très malin, il est le vrai cerveau tactique de l’organisation. Il se trouve qu’il ment rarement, demandez à son biographe Hanmit Mir, il vous le dira » nous confirme dans un échange un contact proche des services américains.

Nous évoquons alors l’une des théories des plus effrayantes qui circulent dans certains « clubs » d’officiers de renseignement ou de spécialistes de l’anti-terrorisme, c’est le cas d’un membre du club de Berne « Avez-vous pensé au chantage ? Il se peut, et je dis bien qu’il se peut, que les tacticiens d’al-Quaïda aient vraiment en leur possession ces valises. Il se peut aussi, qu’elles soient déjà placées dans des endroits stratégiques, sur le sol de certains pays ».

Pour Louis Belmonte , spécialiste militaire, il se pourrait que la CIA soit beaucoup plus au courant qu’on ne le pense « imaginez un instant que certaines de ces valises soient sur le sol pakistanais, même indien, ce serait l’apocalypse, n’ayons pas peur des mots. C’est un fantastique moyen de pression, si vous me demandez, je vous réponds que c’est bien le style d’Ayman al-Zawahri, pas celui de Ben-Laden ». Graves conséquences si une telle charge explose dans une grande ville comme Bombay ou même Islamabad, dans les deux sens, ce serait ressenti comme une agression, même si l »Inde ou le Pakistan sont au courant de la menace des valises par le biais des services de renseignement ou le fil gouvernemental, la rue se soulèverait, ouvrant alors la voie aux islamistes et fanatiques de tout bords, des coups d’état sont possibles, surtout pour le président pakistanais Musharaf , qui n’a jamais été aussi fragilisé que depuis ce 11 septembre 2001. Depuis la deuxième menace d’al-Zawahri il y a quelques mois, cette théorie s’affirme de plus en plus, elle devient même un scénario mis en place par le Pentagone . Difficile à croire, mais c’est bien vrai. Même si pour les généraux du Département de la Défense américain il est impossible que de telles valises entrent aux Etats-Unis sans un jour être détectées, on veut bien leur faire confiance, mais jusqu’à quel point ? Le mercredi 24 mars 2004, nous apprenons que les ports américains de New York et de New Jersey sont les premiers à recevoir une technologie capable de détecter les armes nucléaires .

Valises nucléaires
Une émission de télévision est à l’origine d’une prise de conscience du grand public quant à la prolifération des armes de destruction massive. Le 7 septembre 1997, le Russe Alexandre Lebed déclarait durant Sixty Minutes, sur CBS , que plus de cent valises nucléaires avaient disparu des inventaires : « Je ne sais pas où elles se trouvent, je ne sais pas si elles ont été détruites, ou si elles ont été entreposées, vendues ou volées. Je ne sais pas. ».

Quelques mois auparavant, Lebed avait déjà révélé le problème à une délégation du Congrès américain, mentionnant alors la disparition de 84 de ces armes sur un total de 132. Il avait également précisé qu’elles dépendaient du (Glavnoe Razvedivatel’noe Upravlenie), le service de renseignement militaire soviétique. Elles dotaient des unités spéciales réparties sur l’ensemble du territoire soviétique. Les autorités civiles et militaires russes s’empressèrent de démentir l’information donnée par Lebed. Selon eux, les armes décrites n’existaient pas. Le Département d’Etat américain annonça qu’il n’avait aucune raison de mettre en doute les dénégations russes. Toutefois, le 1er octobre, Lebed persista dans ses déclarations devant le sous-comité de la Recherche et du Développement Militaire du Congrès américain. Il indiqua que des charges nucléaires susceptibles de tenir dans des valises avaient été étudiées et fabriquées pour le KGB . Le 3 octobre 1997, un scientifique russe, Aleksey Yablokov confirma les propos de Lebed devant le même sous-comité. Il expliqua avoir connu d’autres scientifiques qui avaient participé à la réalisation de ces armes, dans les années 1970, pour le KGB. En 1998, Stanislav Lunev , ancien colonel du GRU , transfuge à l »Ouest en 1992, mentionna à son tour leur existence. Il évoquait même la possibilité de prépositionnement de certaines de ces armes dans les principaux pays de l »OTAN et aux Etats-Unis. Par la suite, le FBI mit en doute une partie des assertions de Lunev , considérées comme exagérées. Néanmoins, il continua de bénéficier de la protection d’un service de renseignement.Quelle est la réalité de ces armes ?

Lebed, décédé dans un accident d’hélicoptère le 29 avril 2002, faisait sans doute référence à deux types d’armes. Dans le cas de celles à disposition des spetsnaz du GRU, il s’agissait probablement de charges de démolition nucléaires, équivalentes aux SDAM et MDAM américaines. Les SDAM (Small Demolition Atomic Munition), d’une puissance de 1 kilotonne, pour une masse de 73 kilos restèrent en service de 1964 à 1988. Les MDAM (Medium Atomic Demolition Munition), pesant environ 200 kilos, pour une puissance de 1 à 15 kilotonnes, faisaient partie des inventaires américains de 1965 à 1986. Ces armes pouvaient être mises en oeuvre par les UDT et les Special Forces. Elles étaient d’abord destinées à détruire des objectifs avec une valeur militaire : des postes de commandement, installations portuaires, etc…Aucun élément concret n’est venu prouver l’existence des valises. Elles auraient pu être confiées aux services spéciaux du KGB, les Osobyy Otdyel (OO ; Département Particulier), en cas de guerre.

Elles auraient servi à perpétrer des attentats meurtriers contre des objectifs politiques, dans les pays de l’ OTAN ou alliés des Etats-Unis. La masse reste relativement modeste puisque la W54 pesait une vingtaine de kilos. Le sénateur Weldon , membre du sous-comité qui entendit Lebed et Yablokov, présenta la maquette d’une telle arme, contenue dans un simple attaché-case. Puisque techniquement réalisable, en s’appuyant sur le témoignage de Yablokov, il est permis de supposer que ces armes ont bien existé. De supposer que toutes n’ont pas été détruites . Leur dispersion sur l’ensemble du territoire soviétique semble logique. Elle rendait plus complexe leur surveillance pas des services de renseignement adverses. En prévision d’une guerre, elle facilitait les possibilités de transport à l’étranger, avec de nombreux itinéraires d’infiltration. Cependant, avec l’éclatement de l’Union Soviétique en 1991, cet avantage est devenu caduc.

Le Kremlin n’a sans doute pas pu maintenir le contrôle sur l’ensemble de ces armes non-conventionnelles. D’autant plus que les autorités militaires et civiles n’avaient sans doute pas connaissance de l’existence des « possibles » valises nucléaires du KGB. Des armes clandestines au sein de l’arsenal russe. En niant les propos de Lebed, les responsables russes ne mentaient pas. L’amalgame entre charges de démolition nucléaires et valises nucléaires ne pouvait qu’entretenir la confusion quant aux chiffres et à leur réalité.Ce manque de contrôle a certainement profité à l’ organizatsya , la mafia russe, et à des extrémistes de tous bords. Grâce à l’aide américaine, un travail énorme de sécurisation a été accompli, notamment dans les Républiques d’Asie Centrale. Néanmoins, du matériel nucléaire a bien été volé. La dissimulation de césium 137 par des terroristes tchétchènes dans un parc de Moscou, en est l’illustration. Utilisé avec un explosif, l’ensemble aurait constitué une bombe sale .

Partant de ce postulat, les déclarations de Lebed n’étaient pas à prendre à la légère. Les autorités russes n’exerçaient qu’un contrôle officiel sur le matériel nucléaire civil ou militaire, aussi bien en Russie même que dans les nouveaux Etats.En 2002, un consultant du FBI révéla dans un ouvrage les efforts d’al-Quaïda pour se doter d’ armes nucléaires . Il mentionnait que l’organisation al-Quaïda avait cherché à acquérir des valises nucléaires du KGB dès 1993, pour finalement en acheter vingt, au prix de 30 millions de dollars, en 1998. Selon ce spécialiste, ces bombes auraient été adaptées pour pouvoir être fixées sur le corps de kamikazes, une sorte d’adaptation en « ceintures » nucléaire pour des attentats suicides. Reste alors à savoir si ces armes sont opérationnelles.

Selon les spécialistes de la sécurité et du contre-terrorisme, des terroristes pourraient à un moment ou à un autre tenter de faire exploser un engin nucléaire ou de disséminer un virus contagieux dans une grande métropole, scénarios longuement étudiés par Jessica Stern , une spécialiste américaine des armes de destruction massive et professeur de politique publique à l’université d Harvard . Après avoir étudié et enseigné au MIT et à Stanford , elle a fait partie du National Security Council (conseil national de sécurité) à la Maison Blanche en tant que directrice pour les affaires russes, ukrainiennes et eurasiennes dans le cadre de la lutte anti-terroriste et la prolifération nucléaire. Poste qu’elle a quitté pour devenir une spécialiste indépendante, écrire des livres et des articles. Certaines mauvaises langues disent qu’elle aurait affolé le NSC et les pseudo spécialistes de la Maison Blanche, dépitée, elle aurait donné sa démission. Pour la petite histoire, quelques années plus tard, le studio de Steven Spielberg l’embauchera en tant que conseillère technique sur le film Peacemaker dont le héros principal, Georges Clonney doit retrouver avec une jeune et ravissante spécialiste, des armes nucléaires volées.

Stern aurait inspiré le personnage campé par la ravissante Nicole Kidman . Le film a été un véritable succès et tous les experts du genre s’accordent à dire qu’il est plus que crédible, peut-être même trop réel, vu la facilité aujourd’hui de se procurer soit des armes de destruction massive, soit les composants.Un article de Jean-Paul Ney, secrétaire général du Centre International de Recherches et d’Etudes sur le Terrorisme et l’Aide aux Victimes du Terrorisme. A paraître : « La menace du terrorisme nucléaire » aux éditions du Cherche-Midi .

Le 3 octobre 1997, un scientifique russe, Aleksey Yablokov confirma les propos de Lebed devant le même sous-comité. Il expliqua avoir connu d’autres scientifiques qui avaient participé à la réalisation de ces armes, dans les années 1970, pour le KGB. En 1998, Stanislav Lunev , ancien colonel du GRU , transfuge à l »Ouest en 1992, mentionna à son tour leur existence. Il évoquait même la possibilité de prépositionnement de certaines de ces armes dans les principaux pays de l »OTAN et aux Etats-Unis. Par la suite, le FBI mit en doute une partie des assertions de Lunev , considérées comme exagérées. Néanmoins, il continua de bénéficier de la protection d’un service de renseignement.

Quelle est la réalité de ces armes ? Lebed, décédé dans un accident d’hélicoptère le 29 avril 2002, faisait sans doute référence à deux types d’armes. Dans le cas de celles à disposition des spetsnaz du GRU, il s’agissait probablement de charges de démolition nucléaires, équivalentes aux SDAM et MDAM américaines. Les SDAM (Small Demolition Atomic Munition), d’une puissance de 1 kilotonne, pour une masse de 73 kilos restèrent en service de 1964 à 1988. Les MDAM (Medium Atomic Demolition Munition), pesant environ 200 kilos, pour une puissance de 1 à 15 kilotonnes, faisaient partie des inventaires américains de 1965 à 1986. Ces armes pouvaient être mises en oeuvre par les UDT et les Special Forces. Elles étaient d’abord destinées à détruire des objectifs avec une valeur militaire : des postes de commandement, installations portuaires, etc…

Aucun élément concret n’est venu prouver l’existence des valises. Elles auraient pu être confiées aux services spéciaux du KGB, les Osobyy Otdyel (OO ; Département Particulier), en cas de guerre. Elles auraient servi à perpétrer des attentats meurtriers contre des objectifs politiques, dans les pays de l’ OTAN ou alliés des Etats-Unis. La masse reste relativement modeste puisque la W54 pesait une vingtaine de kilos. Le sénateur Weldon , membre du sous-comité qui entendit Lebed et Yablokov, présenta la maquette d’une telle arme, contenue dans un simple attaché-case. Puisque techniquement réalisable, en s’appuyant sur le témoignage de Yablokov, il est permis de supposer que ces armes ont bien existé. De supposer que toutes n’ont pas été détruites . Leur dispersion sur l’ensemble du territoire soviétique semble logique. Elle rendait plus complexe leur surveillance pas des services de renseignement adverses. En prévision d’une guerre, elle facilitait les possibilités de transport à l’étranger, avec de nombreux itinéraires d’infiltration. Cependant, avec l’éclatement de l’Union Soviétique en 1991, cet avantage est devenu caduc. Le Kremlin n’a sans doute pas pu maintenir le contrôle sur l’ensemble de ces armes non-conventionnelles. D’autant plus que les autorités militaires et civiles n’avaient sans doute pas connaissance de l’existence des « possibles » valises nucléaires du KGB. Des armes clandestines au sein de l’arsenal russe. En niant les propos de Lebed, les responsables russes ne mentaient pas. L’amalgame entre charges de démolition nucléaires et valises nucléaires ne pouvait qu’entretenir la confusion quant aux chiffres et à leur réalité.

Ce manque de contrôle a certainement profité à l’ organizatsya , la mafia russe, et à des extrémistes de tous bords. Grâce à l’aide américaine, un travail énorme de sécurisation a été accompli, notamment dans les Républiques d’Asie Centrale. Néanmoins, du matériel nucléaire a bien été volé. La dissimulation de césium 137 par des terroristes tchétchènes dans un parc de Moscou, en est l’illustration. Utilisé avec un explosif, l’ensemble aurait constitué une bombe sale . Partant de ce postulat, les déclarations de Lebed n’étaient pas à prendre à la légère. Les autorités russes n’exerçaient qu’un contrôle officiel sur le matériel nucléaire civil ou militaire, aussi bien en Russie même que dans les nouveaux Etats.

En 2002, un consultant du FBI révéla dans un ouvrage les efforts d’al-Quaïda pour se doter d armes nucléaires . Il mentionnait que l’organisation al-Quaïda avait cherché à acquérir des valises nucléaires du KGB dès 1993, pour finalement en acheter vingt, au prix de 30 millions de dollars, en 1998. Selon ce spécialiste, ces bombes auraient été adaptées pour pouvoir être fixées sur le corps de kamikazes, une sorte d’adaptation en « ceintures » nucléaire pour des attentats suicides. Reste alors à savoir si ces armes sont opérationnelles. Selon les spécialistes de la sécurité et du contre-terrorisme, des terroristes pourraient à un moment ou à un autre tenter de faire exploser un engin nucléaire ou de disséminer un virus contagieux dans une grande métropole, scénarios longuement étudiés par Jessica Stern , une spécialiste américaine des armes de destruction massive et professeur de politique publique à l’université d’ Harvard . Après avoir étudié et enseigné au MIT et à Stanford , elle a fait partie du National Security Council (conseil national de sécurité) à la Maison Blanche en tant que directrice pour les affaires russes, ukrainiennes et eurasiennes dans le cadre de la lutte anti-terroriste et la prolifération nucléaire. Poste qu’elle a quitté pour devenir une spécialiste indépendante, écrire des livres et des articles.

Certaines mauvaises langues disent qu’elle aurait affolé le NSC et les pseudo spécialistes de la Maison Blanche, dépitée, elle aurait donné sa démission. Pour la petite histoire, quelques années plus tard, le studio de Steven Spielberg l’embauchera en tant que conseillère technique sur le film Peacemaker dont le héros principal, Georges Clonney doit retrouver avec une jeune et ravissante spécialiste, des armes nucléaires volées. Stern aurait inspiré le personnage campé par la ravissante Nicole Kidman . Le film a été un véritable succès et tous les experts du genre s’accordent à dire qu’il est plus que crédible, peut-être même trop réel, vu la facilité aujourd’hui de se procurer soit des armes de destruction massive, soit les composants.

Notes :

1) Groupement formé en 1971 et où l’on y trouve les principaux responsables des services de renseignement de l’Union Européene, et depuis peu, les spécialistes de la lutte anti-terroriste.

2) « U.S. to Scan for Nukes at All Ports » http://www.newsmax.com/archives/articles/2004/3/23/211611.shtml

3) « Former Russian Official Says 100 Portable BombsMissing » http://www.stevequayle.com/News.alert/NBC/021106.100.portable.bombs.html http://www.lubbockonline.com/news/090597/LA0759.htm

4) Voir à ce propos les archives de Steve Quayle en ligne : http://www.stevequayle.com/News.alert/04_Nukes/04_Nuke.index.html

5) Jessica Stern, livres : Terror in the Name of God (HarperCollins, 2003), The Ultimate Terrorists (Harvard University Press, 1999). Articles : Nuclear Smuggling : Facts, Fiction, and Security Concerns » Chicago Tribune, April 30, 1996. « Preventing Portable Nukes » New York Times, April 10, 1996.

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