« Golpe de Estado »… Le président du Honduras Manuel Zelaya a été arrêté dimanche peu avant l’aube par des militaires qui l’ont conduit sur une base de l’armée de l’air à la périphérie de la capitale Tegucigalpa, a annoncé son secrétaire personnel, Carlos Enrique Reina.
« C’est un coup d’Etat », a commenté le dirigeant syndical et allié du président, Rafael Alegria. Selon M. Reina, les militaires ont arrêté le président dans sa résidence, après avoir désarmé ses gardes.
Elu en novembre 2005 pour quatre ans, Manuel Zelaya avait décidé de maintenir ce dimanche un référendum organisé malgré l’opposition de l’armée, du Congrès et de la Cour Suprême, qui l’a déclaré illégal. Le chef de l’Etat demandait à la population de se prononcer sur une éventuelle révision de la Constitution, afin de lui permettre de briguer un nouveau mandat, en novembre. Le président vénézuélien Hugo Chavez et l’ancien leader cubain Fidel Castro lui ont exprimé leur soutien.
Selon la radio hondurienne HRN, qui cite des « sources dignes de foi », Manuel Zelaya est parti en exil, « apparemment au Venezuela ». Ces informations n’ont pas été confirmées. La présidence et l’armée du Honduras n’ont fait aucun commentaire dans l’immédiat.

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