Une universitaire française acusée d’espionnage détenue en Iran | jean-paul ney
Une universitaire française qui s’apprêtait à quitter l’Iran le 1er juillet après un séjour de cinq mois a été arrêtée et placée en détention par les autorités, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères. Dans un communiqué, le Quai d’Orsay « condamne fermement » cette arrestation et réclame la libération immédiate de la ressortissante française, soulignant que « le chef d’inculpation d’espionnage avancé par les autorités iraniennes ne résiste pas à l’examen ».
Dès le placement en détention de l’universitaire, l’ambassadeur de France en Iran a « protesté auprès des autorités iraniennes et nous avons demandé dès le 2 juillet à l’ambassadeur d’Iran à Paris sa libération immédiate », précise le communiqué. Il ajoute que le diplomate iranien « a été convoqué aujourd’hui (lundi) au ministère des Affaires étrangères et européennes pour réitérer notre demande ».
Le Quai d’Orsay appelle les autorités iraniennes « à libérer immédiatement notre compatriote et à l’autoriser à quitter l’Iran pour la France, où l’attend sa famille ».
Notant que la France « en appelle à la solidarité de tous les Européens » dans cette affaire, le ministère dit être « en contact étroit avec le père de la jeune femme », reçu vendredi dernier et lundi au Quai d’Orsay ».